Deux médicaments qui produisent des effets ouvertement similaires produiront parfois des effets exagérés ou diminués lorsqu’ils sont utilisés simultanément. Une évaluation quantitative est nécessaire pour distinguer ces cas d’une action simplement additive. Cette distinction est basée sur la définition pharmacologique classique de l’additivité qui, brièvement énoncée, signifie que chaque constituant contribue à l’effet en accord avec sa propre puissance. Par conséquent, la puissance relative des agents, qui n’est pas nécessairement constante à tous les niveaux d’effet, permet un calcul à l’aide de paires de doses pour déterminer l’équivalent de l’un ou l’autre des agents et l’effet en utilisant l’équivalent dans la relation dose-réponse du composé de référence. Le calcul est facilité par un graphique populaire (isobologram) qui fournit une évaluation visuelle de l’interaction mais nécessite également une analyse statistique indépendante. Ce dernier peut être accompli à partir de calculs qui utilisent la dose totale dans une combinaison à rapport fixe avec la dose totale additive calculée pour le même effet. Différentes méthodes peuvent être utilisées et chacune est applicable à des expériences dans lesquelles un seul médicament est administré à deux sites différents. Lorsque des écarts par rapport à l’additivité sont trouvés, que ce soit dans des expériences « à deux médicaments » ou « à deux sites », l’information est utile pour concevoir de nouvelles expériences pour les mécanismes d’éclairage. Plusieurs exemples, provenant principalement d’études de médicaments analgésiques, illustrent cette application. Même lorsqu’un seul médicament (ou site) est utilisé, son introduction le place en contact potentiel avec une myriade de produits chimiques déjà présents dans le système, ce qui souligne l’importance de ce sujet dans d’autres domaines de la recherche biologique.

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